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Albi 5 - 2018NewsPresse

Annie Navarro : le chef ou plutôt devrais-je dire la cheffe d’orchestre !

Annie Navarro, directrice d’Arpèges et Trémolo, l’association qui organise le festival Pause Guitare m’a accordé un peu de son précieux temps pour répondre à quelques questions.

Cette dame au grand cœur se soucie vraiment de tout : c’est un peu comme si on était ses enfants et qu’on ne devait manquer de rien.

Elle me confie que si le festival compte de nombreuses scènes gratuites, c’est pour que les Albigeois s’approprient le festival, que Pause Guitare reste aux Albigeois et qu’ils le portent très loin.

Il faut savoir qu’Annie Navarro avait fait des études de communication et avait trouvé un petit taf (oui, je parle d’un travail et j’utilise des mots de jeunssss et si vous n’êtes pas contents et ben achetez-vous le dictionnaire des Jeunssss) dans la communication, mais du jour au lendemain, on l’a virée et au lieu de se laisser aller, avec sont mari Alain ils ont décidé de monter un festival avec uniquement de la guitare et de tous les types : guitare classique, guitare manouche, guitare espagnole, c’est de là que vient le nom de « Pause Guitare ». Elle était au départ la seule salariée dans l’association et au fil des années, vingt-deux ans plus tard, ils sont huit salariés qui travaillent toute l’année pour vous faire un festival génial avec des têtes d’affiche monstres et des plus petits groupes à vous faire découvrir. Il y a sept ans, Alain Navarro s’est rendu au Canada et a rencontré Charles Pirnay qui s’occupe des Québecofolies et c’est comme ça qu’Albi a ses Québecofolies. Le mot d’ordre d’Annie est « l’aide » pour les groupes qui ne sont pas encore connus et ou qui doivent se faire repérer. Car faire la grande scène, c’est facile me dit-elle, tout le monde saurait le faire, mais ce qu’elle veut par dessus tout, c’est que quand elle quittera le projet (je vous rassure ce n’est pas pour tout de suite), on garde l’esprit « découverte » de Pause Guitare.

Elle me dit aussi que sur le site, il y a plus ou moins mille cent bénévoles qui se relaient jour et nuit pour que tout se passe bien. S’ils n’étaient pas là, vous n’auriez pas ce si beau festival et c’est pour cela que Annie a écrit un livre sur eux (je trouve cette action très belle) et elle prend bien soin de ses bénévoles : ils sont traités comme des artistes, ils ont de la très bonne nourriture, ils ont de l’eau tout le temps avec eux et ils se relaient quand il le faut bref que de belles et de bonnes actions. Pour les mille cent bénévoles, il y en a quarante trois équipes dont des chef d’équipes, des cuistots, les démonteurs… bref une belle et joyeuse petite bande.

J’ai posé CETTE FAMEUSE question « Comment faites-vous pour boucler votre budget ? » et elle m’a répondu que la Ville d’Albi finançait beaucoup à son échelle, on voit que la Ville est impliquée et c’est une fierté, mais que la plupart des subsides, ce sont des entreprises privées comme le Crédit Mutuel et pour une plus local, Bilski, une société dans le bâtiment. Mais le rôle de la Ville n’est pas uniquement un soutien financier : elle a pour projet de construire une passerelle avec petit endroit de repos et qui irait directement a Pratgraussal. Un plus pour le festival !

Annie ma confié qu’avec sont mari, ils ont tout appris sur le tas que que si on lui avait dit il y 30 ans qu’elle monterait un très très TRÈS gros festival, elle ne l’aurait pas cru !

« Le talent, ça n’existe pas. Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. » Jacques Brel

Arthy(erie)

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