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Ping-Pong

Mont Echo

Mont Echo

Nous voici deux jours avant le spectacle de Mont Echo, au milieu des répétitions. Morceaux en balance, derniers réglages sonores, test de projection, plongeant dans le projet Ping Pong de plein fouet.
Pour rappel, le projet Ping Pong, c’est partir à la découverte du mélange entre son et image. Un concept qui fait découvrir des spectacles singuliers à un public curieux au Centre culturel des Chiroux.

Ce vendredi : Mont Echo.
Le groupe existe depuis deux ans, nous explique Thomas, le chanteur.
Véritable amoureux de la musique, quoi de mieux pour lui que de chanter pour exprimer « le stress, la mélancolie de la vie,… » ?
Il travaille en duo avec son mixeur son sur la composition de ses morceaux et la mise en place de leur univers musical. Mais à un moment il faut le sortir de son ordinateur, car dès le début, ils ont eu cette volonté de faire des lives. Il était impensable de ne pas intégrer la vidéo à leur travail.
« ce n’est pas vraiment un concert… Oui, les morceaux peuvent sortir sur un album, mais ça a été conçu comme un spectacle ! »
Tous les visuels ont été créés en discutant avec Lily, la scénographe, qui durant les répétitions auxquelles nous avons assisté, courait dans tous les sens, jouant avec les couleurs, les matières et les transparences.
Entre projection de vidéos et performance live, les visuels très colorés et hypnotiques sont omniprésents sur le spectacle. Il y a un côté très organique, elle joue avec eux sur scène.

D’habitude, Mont Echo joue son spectacle à plus petite échelle, parfois même en appartement. Ils y sont en format réduit, la scénographe jouant derrière les écrans.
Le public est très proche, et comme ils le disent si bien, ils s’y sentent « à poil ».
Ici, aux Chiroux, la salle offre beaucoup plus de possibilités.
Ils ont du réadapter la formule, comme à chaque fois, mais avec un spectacle plus grandiloquent.
Plus d’écrans, de projections, les visuels sont étendus, étirés, avec des jeux de transparence,…
Le son y est travaillé en quadriphonie, pour plonger les spectateurs dans une bulle acoustique durant tout le concert. Ca demande du temps à mettre en place, et Ping Pong est l’occasion de s’offrir ce luxe.
Le défi perpétuel de la scénographie est ici revu.
« Avant, le public regardait les nuages ». Mais pourquoi pas montrer l’atelier du marionnettiste ?
Est-ce que ça sortirait le public de la magie ou au contraire, n’est-ce pas plus fascinant encore ?

« J’aime jouer avec les liquides » nous explique Lily, « ils sont imprévisibles, créent de l’inattendu ». S’il existe une ligne directrice pour son travail live, elle joue véritablement avec le groupe en répondant à l’énergie du spectacle « il faut savoir baliser les choses pour permettre la vie à l’intérieur ».
Les regards en coin et l’émerveillement des musiciens se retournant durant leurs répétitions ne diront pas le contraire. Et c’est vrai qu’il est dur de se détacher de ces images hypnotisantes, et encore plus de quitter cet univers de musique et d’image une fois la salle replongée dans la lumière.

Qu’avons-nous de plus à dire à part vous inviter à la découverte ?

Lisa et Arno

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