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Jour 4 - 2019

The professionals Saison1 Episode 3

 Tempête sous les tropiques

Aujourd’hui, la canicule frappe la ville d’Albi… mais le temps n’a pas seulement été à la crème solaire et aux ombrelles en papier durant le festival. En effet, une violente tempête, qui aurait pu refroidir Francis Beaufort lui-même, a balayé la vallée du Tarn mercredi en fin d’après-midi. Malheureusement, les concerts programmés à l’extérieur pour le reste de la journée n’eurent pas la chance de se jouer.

Comment ça se passe quand l’imprévu frappe une organisation bien ficelée ? Quelles sont les bonnes réactions à avoir ? Qui prend la décision finale d’annuler un concert ? Qui aurait bien pu vouloir faire tomber la pluie sur un festival de l’été ? Les équipes du Fanzine et de Graines de Reporters ont mené l’enquête pour vous !

Nous avons commencé nos recherches avec l’équipe des loges de la scène Pollux. Les cinq membres de l’équipe nous ont reçus et ont accepté de répondre à nos questions. Ils nous expliquent s’occuper du bien-être des artistes, en leur installant de beaux petits coins tranquilles en arrière scène et leur pourvoyant nourriture et rafraîchissements. Ils semblent heureux de travailler en équipe et invitent les gens à s’intéresser au bénévolat dans les festivals car c’est, selon eux, une bonne méthode pour comprendre la vie de cet événement et en faire partie intégrante. Lorsqu’on en vient à la question qui nous intéresse tous, ils prétendent ne pas savoir qui est décisionnaire de l’annulation d’un concert, nous donnent quelques vagues pistes mais pas assez d’informations pour cesser la recherche. Nous les remercions de leur disponibilité et nous préparons à prendre congé d’eux quand, comme une confidence, l’un des bénévoles de l’équipe évoque le fait qu’ils souhaiteraient avoir une piscine dans les loges afin de supporter la chaleur étouffante qui règne sur le festival albigeois… Serait-ce lui qui serait responsable de cette pluie violente ? Est-il passé aux aveux, noyé dans sa culpabilité ? Nous n’en sommes pas sûrs.

Pour approfondir notre enquête et démêler le nœud cette affaire, nous nous sommes frayé un chemin dans les backstages jusqu’à parvenir au QG de la scène. Là, nous sommes tombés sur de potentiels malfaiteurs avec qui nous étions prêts à en découdre. Eux aussi ont accepté d’être confrontés à un interrogatoire… comme s’ils avaient le choix ! Nous les avons cuisinés sous le feu de nos regards, plus ardents encore que la météo. Ils ont assez bien supporté l’exercice, travaillant sous semblables températures durant le festival, selon leurs dires. La responsable sécurité exerce un travail en amont, veillant à la sûreté des festivaliers comme des artistes et techniciens. Elle vérifie, entre autres, que les accès soient dégagés, que les différentes zones du site soient accessibles et sécurisées, que les extincteurs soient en place. Les régisseurs généraux, eux, se chargent de la mise en place de la scène, des structures l’entourant, de la vérification des installations électriques,… Pour ces personnes, une forte pluie est extrêmement dérangeante, ils doivent démonter puis ré-installer ce qui craint l’eau, ce qui revient à doubler leur charge de travail. Ces personnes semblent, malheureusement pour nous, hors de tout soupçon. Mais elles n’ont pas fini de cracher ce qu’elles savent. Ils nous informent qu’en cas d’imprévu, pour ce qui relève de la technique sur leur lieu de travail, ils font office de personnes référentes, ayant l’expérience et le savoir du terrain. Mais ils ne sont pas décisionnaires de l’abandon pur et dur d’une partie de la programmation, ils servent juste d’informateurs à de plus gros poissons… qui ne sont autres que les directeurs du festival, j’ai nommé Alain et Annie Navarro ! Ce couple chapeaute l’évènement d’une main de maître. Ils choisissent, après avoir récolté les données auprès de tous leurs informateurs, la démarche à suivre en cas de problème. Et, selon le reste des dires de nos dernières proies toujours captives, ils choisissent en pensant d’abord au bien-être des festivaliers, des techniciens et des artistes… Ils ont réussi à se sortir de tout tracas… C’est bien notre veine… Décidément, ce n’est pas aujourd’hui qu’on prendra un grand poisson dans nos filets… On rentre chez nous, mais on ne sera jamais loin si le crime se prend à frapper à nouveau !

Gauthier

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