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Jour 5 - 2019

Antoine Armedan : l’artiste sans concert

On croise beaucoup de monde en festival, et parfois, ces gens que l’on y croise travaillent dans le monde de la musique. Mais s’il y a bien un endroit où on est sûr de tomber sur un professionnel, c’est l’espace pro, aussi appelé Al’beach. Haaaaaaa Al’beach, toi et ton sable chaud, ton soleil de plomb mais tes deux jacouzzis, ton bar bien fréquenté, ton éternel foisonnement de nourriture et surtout, ton public d’artistes, de producteurs, d’organisateurs et d’un tas d’autres gens…

L’espace pro c’est aussi des artistes sans concert qui sont là pour en trouver. J’ai pu y rencontrer Antoine Armedan, artiste belge, qui lui est la pour ce qu’on appelle le résautage. C’est sa première année à Albi, et donc aussi à Al’beach, et il y est invité par le pôle Wallonie-Bruxelles Musique WBM. Comme pas mal d’artistes, il est convié à la vie de l’espace pro pour trouver des contacts, des dates, bref, des ficelles qui l’aideront à se faire programmer un peu partout en Francophonie.

Antoine a un parcours musical assez singulier. Il a étudié la guitare Jazz, a monté son projet solo, il s’autoproduit, il est donc tout seul pour gérer son aventure, et c’est un challenge en soi. Mais si ce n’était que ça… Il y a quelques temps, il a lancé un défi à sa communauté Facebook :atteindre les 2000 j’aime en moins de 15 jours. Ça peut vous paraître peu, mais c’est énorme, encore plus pour un artiste qui se lance. Bref, en mois de 15 heures, l’objectif était atteint, il peut donc se lancer un nouveau défi : remplir le Cirque Royal de Bruxelles qui fait 2000 places. Un objectif qu’il compte réaliser en 2 ans.

Sa première tournée était composée de 30 dates, parfois dans de tous petits lieux. Ca lui a permis de se frotter au public et de récolter de l’expérience par ci par là. Il m’explique notamment que le plus dur a sûrement été de quitter sa guitare des yeux pour intéragir avec le public. En effet, il jouait comme le professeur de jazz qu’il est, en symbiose avec son instrument, et peut-être un peu trop en communion avec sa guitare.

Loin d’être impressionné par le côté parfois sérieux de l’espace pro (j’ai dit parfois), il s’y plait comme un poisson dans l’eau. Antoine aime discuter avec les gens, en rencontrer de nouveaux, et à l’espace pro, les conversations intéressantes peuvent déboucher sur une scène au fin fond du Canada. Alors il n’y a rien à perdre !

Comme je vous l’ai dit, Antoine Armedan n’était pas à l’affiche, je ne peux donc pas vous parler d’un concert, juste d’une rencontre humaine. Souvent, c’est lors d’interview que je me rends compte de la profondeur d’un artiste, c’est en discutant avec eux qu’on peut estimer la finesse de leur univers. Ici, j’ai envie d’y croire. Quelle drôle d’expérience que de discuter avec quelqu’un sans qu’il puisse s’exprimer avec tous ses mots, en tout cas sans s’exprimer avec sa musique.

Antoine sera donc à l’affiche des Francofolies de Spa cette année (dans une dizaine de jours quoi) dans le cadre des Franc’off, véritable concentré de talents à découvrir (tu vois Rive ? Ou Atome ? Et bien moi je les connaissais sûrement avant toi, NA!).

Si vous n’êtes pas encore un habitué des petites scènes des Francos de Spa, ou que vous n’avez aucune idée de ce que sont les Franc’off, je vous incite ardemment à venir découvrir Antoine Armedan (avec moi du coup) pour un concert qui s’annonce plein de poésie et de musicalité.

On se dit à très vite à côté d’un concert, et au pire, devant le sien !

Ronron

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