Chargement...
Divers

Rencontre avec Clovis Cornillac et Bruno Solo au FIFCL

Hey ! Mais on est en novembre, le Fanzine c’est pas en juillet normalement ?!

Eh bien, il faut croire qu’à force de travail et de persévérance, nous commençons à être invités sur pleins d’autres évènements que les Francofolies de Spa. Alors, après nos escapades au Fraja à Huy, aux Ardentes de temps à autre, au centre culturel des Chiroux pour leur projet Ping Pong, à Bruxelles pour le festival Francofaune, nos aventures sous le soleil d’Albi pour Pause Guitare… Bref, après tant de rencontres et de projets couverts par le soin de notre plume, nous voilà conviés au Festival International du Film de Comédie de Liège (FIFCL, mais ce n’est pas facile à prononcer). C’est grâce à l’Echevine de la jeunesse que nous avons été invités aux rencontres avec les comédiens Clovis Cornillac et Bruno Solo. Alors déjà, merci, merci mille fois ! Ce n’est pas tous les jours qu’on est invités à ce genre d’évènement. Et maintenant, à nous de vous raconter ce que nous y avons découvert.

Au-delà du fait de voir (en vrai !) des comédiens de talent tel que Clovis Cornillac et Bruno Solo (je l’ai déjà vu quelque part lui…), à quoi peut-on s’attendre d’une rencontre au FIFCL ? C’est la question que nous nous posions en arrivant, avec peut-être quelques hypothèses en tête, mais il y avait peu de chance que ce soit un concours de jeu de mot sur le nom de Bruno (genre une marque de beurre de cuisson, ou de personnage de science-fiction…).

Nous sommes donc partis, prêts à découvrir le festival et ses invités, dans le centre-ville de Liège, au Palace. Les rencontres avaient lieu dans les salles du cinéma, et nous commencions par la conférence de Clovis Cornillac, ce grand monsieur qu’on a tendance à confondre avec l’homme aux orteils uniques de « Brice de Nice ». Un monsieur dont j’ignorais l’envergure. 40 ans de carrière, une centaine de films, et une vie qui en vaut au moins un ! Mais surtout, une modestie et un merveilleux sens de l’observation, voilà ce qui nous a marqué. Nous avions cette image d’homme simple et jovial, drôle et attendrissant de Clovis Cornillac, mais peut-être était-elle une image biaisée par ses rôles de comiques. Durant cette rencontre, car c’en était vraiment une, nous avons pu voir un comédien aux multiples facettes, un artiste au regard intelligent, et à la filmographie impressionnante. Clovis nous a montré que son amour du cinéma était autant d’être devant la caméra que d’être derrière. Quelques extraits, archives d’anciennes affiches de film, et autres images plus tard, la rencontre se terminait avec la projection d’ « Un peu, beaucoup, aveuglement ! », un film de et avec Clovis, comme si cette rencontre avait été une parenthèse entre lui et nous. Comme s’il ne nous restait qu’à rendre au cinéma cet acteur qui nous avait donné un peu de son temps.

Notre deuxième invitation était pour la rencontre exceptionnelle avec Bruno Solo (le gars qui ressemble au mec de Caméra Café). Une autre salle du Palace, un autre prince du cinéma. Bruno, c’est un personnage qui arrive en souriant, et qui installe sa joie de vivre dans toute la pièce. A son tour de lui aussi nous apprendre ce que le mot humilité veut dire. Il se présenta à nous comme l’homme cultivé et plein de modestie qu’il est. Il y a évidemment eu quelques références à une certaine série télévisée parlant de caféine (Mais oui, c’est lui !), mais ce ne fut pas le centre de cette rencontre. Bruno, c’est un amoureux de la littérature et du théâtre. C’est un fan de Simenon, et aussi incroyable que cela paraisse. Nous nous sommes retrouvés à écouter un français aux origines portugaises nous parler de son histoire d’amour pour Simenon, le Liégeois le plus connu après Tchantchès. Tant que nous sommes sur les surprises, cette rencontre fut aussi l’occasion de retrouvailles. Retrouvailles entre Bruno et son binôme de toujours : Yvan Le Bolloc’h. Le duo le plus connu de l’open space est tout autant attachant dans la vraie vie, mais encore une fois, nous n’étions pas là pour parler de Caméra Café. Cette rencontre, même si nous n’avons pas bien compris le fil conducteur, a été une bouffée de positivité. C’était animé peut-être un peu maladroitement, mais si ça peut nous permettre de découvrir une nouvelle facette d’un Bruno Solo passionné et rêveur, alors pourquoi pas. Et comme si tout avait été écrit, comme s’il fallait encore justifier que la comédie est un art, et un art noble, cet échange se termina par un rappel qui fait du bien : Les frères Lumière, Georges Méliès, les pionniers du cinéma, n’ont-ils pas ouvert le septième art en comédie ?

Ce fut pour nous une première fois au Festival International du Film de Comédie de Liège. Deux rencontres marquantes, et deux bonnes raisons de vous conseiller de suivre ce festival qui, à l’image de Clovis et de Bruno, vous fera découvrir beaucoup avec pudeur et sourire.

Arno

Laisser un commentaire